Mardi
(22/05), l’association « Neguishout Eilat » va vérifier le
comportement des conducteurs de taxi face à des personnes à mobilité réduite.
Ce projet Pilote est né d’une étude faite par deux étudiantes eilatiennes (Nofar
Hazan et Hannah Boganim) qui ont constaté que les personnes handicapées se
heurtaient au refus de nombreux taxis de les transporter. Si certains ne sont
effectivement pas équipés (et ceux-là ne sont pas incriminés), d’autres le sont
mais ne veulent tout simplement pas s’embêter à transporter une personne
handicapée, et nombreux sont ceux qui se sont heurtés à leur comportement
désagréable. Refus de les transporter, ignorance dans les files d’attente ou
réflexions désagréables, tel est le lot quotidien des personnes handicapées. Au
cours de ce test, l’association remettra aux chauffeurs de taxi bienveillants
un « diplôme de bonne conduite », un petit mot gentil accompagné
d’une sucette et un autocollant à coller sur leur taxi. Mieux encore, des
Selfies seront réalisés avec les « taxis sympas » qui seront publiés
en temps réel sur la page Facebook de l’association, tandis que des prospectus
seront distribués afin de rappeler les règles de bonne conduite, telles que
mettre en route le compteur uniquement au moment de démarrer, d’aider les
handicapées à monter et à descendre du taxi, d’accepter le chien qui sert de
guide, etc…. Rappelons qu’une chaise roulante n’est pas plus lourde qu’une
valise, que ces personnes sont des clients comme les autres qui paient leur
course, et qu’au contraire, l’amour du prochain devrait inciter les chauffeurs
de taxi à prendre en priorité ces personnes à mobilité réduite qui souffrent
davantage que les autres, notamment à attendre dans les files d’attente sur un
fauteuil dans la chaleur à Eilat…Belle initiative qui sera prochainement imitée
dans d’autres villes et qui, espérons-le, permettra d’améliorer le comportement
de certains chauffeurs de taxi (et plus généralement le regard que porte la
société sur les personnes handicapées) (Photo : Table ronde avec les
personnes handicapées qui ont expliqué les problèmes rencontrés).

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